Près de 8 Belges sur 10 veulent un impact maximal par euro donné. Ce rendement se gagne dans le travail que personne ne voit.
Le dernier Baromètre de la Philanthropie contient une affirmation testée pour la première fois en 2025 : les associations doivent avant tout obtenir le meilleur rendement possible et faire la plus grande différence par euro investi. 77% des Belges sont d'accord.
Trois quarts du pays, donc, avec une attente précise sur ce qu'il advient de leur argent.
La tentation est grande d'y lire de la méfiance. Pourtant, ce n'est pas ce qui se dégage des chiffres. Ce même Belge continue de croire au don en soi. Près de 8 sur 10 estiment qu'un don contribue à un monde meilleur. 81% jugent la philanthropie socialement importante. Et 60% ont réellement fait un don en 2025. Le Belge croit aux associations caritatives et leur impose en même temps une exigence. Les deux à la fois.
Ce qui se cache derrière cette exigence
Un changement dans le comportement des donateurs rend cette exigence plus nette. Les revenus issus des dons progressent depuis des années, mais cette croissance vient surtout d'un plus grand nombre de dons, pas de dons plus élevés. Le montant moyen par don reste, corrigé de l'inflation, remarquablement stable.
Pour un collecteur de fonds, cela a une conséquence très concrète. Vous gérez plus de donateurs pour un montant moyen à peu près identique. Plus de relations à bien suivre, sans que la valeur de chaque relation n'augmente. Et c'est précisément là, dans la qualité de gestion de ce groupe croissant, que se joue votre rendement par euro.
Le rendement ne se gagne pas sur scène
Quand les organisations réfléchissent au rendement, la conversation porte souvent sur la partie visible : la campagne et le récit qui l'accompagne. Cela compte, mais ce n'est pas là que la plupart des euros se perdent.
La différence se joue à trois endroits qu'on ne met jamais sur une affiche.
L'administration. Chaque heure passée à encoder manuellement les dons, générer les attestations fiscales et pointer les extraits bancaires est une heure, et un euro, qui ne va pas à la mission. Le nombre de dons donnant droit à une attestation fiscale atteint un niveau historiquement élevé, cette charge est donc bien réelle et elle s'accumule. Automatisez-la, et ce temps revient aux donateurs et aux programmes.
La rétention. Quand la croissance vient du volume, un donateur que vous perdez sans bruit est votre fuite la plus coûteuse. Fidéliser un donateur existant coûte une fraction de ce que coûte en trouver un nouveau. Pourtant, beaucoup d'organisations consacrent l'essentiel de leur budget à la prospection et la plus petite part aux personnes qui ont déjà dit oui.
La confiance. Dans le baromètre, la mauvaise gestion reste citée comme motif de ne pas donner, même si ce chiffre baisse depuis quelques années. Un donateur qui voit que son don est bien utilisé redonne. Rendement et confiance se renforcent mutuellement. Une organisation efficace et transparente garde ses donateurs plus longtemps.
Ce qu'un CRM résout, et ce qu'il ne résout pas
Ces trois éléments, les données sur vos donateurs, une administration automatisée et une politique de rétention, se rejoignent à un seul endroit : votre CRM. C'est là que le rendement par euro se gagne ou se perd, dans la pratique.
Nous préférons être honnêtes à ce sujet. Un CRM n'est pas une solution miracle. Un système lourd que personne n'utilise coûte plus qu'il ne rapporte. Il n'aide vraiment que s'il correspond à la façon dont une organisation fonctionne réellement, aux personnes qui y cliquent chaque jour. La technologie n'a de valeur que si elle allège le travail et libère du temps pour les donateurs et les programmes.
Ce que ces 77% demandent réellement
Ces 77% ne demandent pas aux associations de rogner sur leur mission. Ils demandent une gestion rigoureuse de chaque euro qui entre. Pour le secteur, c'est une invitation : prendre la partie invisible du travail aussi au sérieux que la campagne. L'administration et la relation avec vos donateurs déterminent ensemble la part de chaque euro qui arrive réellement à la mission.
Car c'est là, dans la partie la moins glamour du travail, que se joue la plus grande différence par euro.
Chez vous, où le rendement se perd-il le plus : dans la prospection, ou dans la fidélisation de ceux qui ont déjà donné ?
Source : Baromètre de la Philanthropie, 8e édition (Indice de philanthropie par Itinera et Enquête philanthropie par Ipsos, n=1.002). Les chiffres sur le comportement de don portent sur 2025.






